Crise de régime : est-ce la fin de la Ve République ?
- Carla Davailleau et Arnaud Del Socorro
- 2 janv.
- 12 min de lecture
Une actualité politique sous tension
Depuis le début de son deuxième mandat en 2022, Emmanuel Macron a connu 5 gouvernements successifs menant à une instabilité politique sans précédent : censure, perte de confiance des Français, accumulation des manifestations contre le gouvernement, incapacité à créer un budget… le moins que l’on puisse dire est que le contexte politique est extrêmement tendu et que chaque décision semble immédiatement contestée.
Renommé Premier Ministre quelques jours après sa démission, Sébastien Lecornu se retrouve dans l’impasse : il risque la censure à tout moment et n’a d’autre choix que de négocier avec les autres partis notamment le PS, d’autant plus qu’aucun parti n’a de majorité claire à l’Assemblée nationale.
Nous assistons à une véritable crise de régime nous menant à une question : est-ce la fin de la Vème République ?

Retour aux origines : La création et le fonctionnement de la Ve République
Une naissance dans la crise (1958)
Pour tenter de répondre à cette question, il faut revenir aux origines de la Ve République, à sa naissance même, simple résultat d’une IVe République à bout de souffle. Effectivement, la IVe République fut marquée par un chaos gouvernemental : 22 gouvernements en 12 ans, chacun d’entre eux ne tenant guère au-delà de 7 mois.
Le 9 mai 1958, en pleine guerre d’Algérie, le FLN (front de libération nationale) annonce l’exécution de trois militaires français. Naissent alors des mouvements de manifestations contre les pouvoirs publics, reprochant l’incapacité du gouvernement à faire face à la situation algérienne. La situation devient incontrôlable et les manifestations s’intensifient : le 24 mai, le gouvernement Pierre Pflimlin démissionne.
Alors, le 29 mai, le Président René Coty fait appel « au plus illustre des Français... Celui qui, aux heures les plus sombres de notre histoire, fut notre chef pour la reconquête de la liberté...»
Charles De Gaulle est appelé à gouverner : il accepte et rédige aussitôt, en coopération avec une équipe de spécialistes dirigée par le Garde des Sceaux de l’époque Michel Debré, une nouvelle Constitution qui sera adoptée par référendum et marquera la naissance de la Ve République.
Un régime hybride : parlementaire à tendance présidentielle
La Ve République est donc instaurée, mais comment fonctionne-t-elle ? Qui possède quels pouvoirs ? La situation actuelle est-elle le résultat de ce système ?
Notre régime repose sur une Ve République dite « semi-présidentielle » : il ne s’agit ni d’un régime purement parlementaire, ni purement présidentiel. L’idée, au départ, est d’équilibrer les pouvoirs entre le Président de la République et le Parlement, notamment après l’instabilité du régime précédent.
Les pouvoirs de l’État sont alors séparés en trois grandes fonctions : législative, exécutive et judiciaire, afin d’assurer un équilibre entre les pouvoirs en évitant les dérives gouvernementales et en garantissant l’indépendance de la justice.
Le Président de la République, aussi désigné comme la « clef de voûte » de notre régime, détient un rôle clé, renforcé par l’élection au suffrage universel direct depuis 1962. Élu pour 5 ans, c’est lui qui fixe les grandes orientations politiques (surtout quand il a une majorité parlementaire favorable). Il nomme surtout le Premier Ministre qui sera le chef du gouvernement (pouvant à tout moment être censuré par l’Assemblée nationale).
Ainsi, le gouvernement, contrairement au Président, est politiquement responsable devant le Parlement.
Ce système de fonctionnement est majoritairement centré sur le pouvoir exécutif, c’est-à-dire sur l’autorité faisant exécuter la loi. Bien que sur le papier le fonctionnement de la Ve République présente certains avantages comme l’équilibre des pouvoirs ou la légitimité du Président, on note certaines failles marginalisant progressivement le Parlement comme l’utilisation de l’article 49-3, les ordonnances ou encore la discipline de parti.
Même si la Ve République a déjà prouvé sa capacité d’adaptation face à la démission et la mort de son père fondateur, au décès d’un Président en exercice ou aux périodes de cohabitation, ses failles représentent la cause même de la crise de confiance démocratique que nous vivons aujourd’hui.
Une République en crise : les deux dernières années
Accumulation des tensions sociales et politiques
Ces deux dernières années, nous assistons à l’accumulation de tensions sociales et politiques, à la fois causes et résultats du système actuel.
Au soir de la victoire du Rassemblement national aux législatives de juin 2024, Emmanuel Macron dissout l’Assemblée nationale. Cette dissolution a mené à des élections anticipées d’une Assemblée fragmentée en trois blocs équivalents, ainsi qu’à la nomination de gouvernements minoritaires sans majorité parlementaire.
Depuis, le pays est paralysé par l'absence de majorité, le manque de compromis et une instabilité politique marquée par la motion de censure contre le gouvernement Barnier et le rejet du vote de confiance envers le gouvernement Bayrou.
Néanmoins, la perte de confiance des Français ne date pas d’hier, et peut être retracée au fil de la Ve République par des événements majeurs :
- Le 29 mai 2005, le Président de la République Jacques Chirac soumet par référendum le projet de traité établissant une constitution pour l’Europe. Soutenu par les principaux partis du gouvernement, le texte semble destiné à une large approbation. Pourtant, le « non » l’emporte avec 54,67% de suffrages exprimés : le débat dépasse largement le cadre du texte, la plupart des électeurs exprimant par leur vote un rejet de la politique nationale à ce moment-là.
- Apparu en France en octobre 2018, le mouvement des Gilets jaunes constitue un des mouvements de protestation les plus marquants de ces dernières années : l’appel à manifester contre l’augmentation des prix du carburant s’est rapidement élargit à d’autres revendications : amélioration du niveau de vie, rétablissement de l’impôt sur la fortune, justice fiscale et même démission du Président de la République !
- Portée par le gouvernement d’Élisabeth Borne, la réforme des retraites décalait l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans. Cette réforme, adoptée grâce à l’article 49-3, a déclenché une mobilisation massive des citoyens : du 19 janvier au 8 juin 2023, les manifestations réunissent jusqu’à 2 millions de personnes protestant contre la réforme des retraites.
Une perte de légitimité démocratique ?
Les tensions politiques et sociales mentionnées précédemment et le contexte sociétal se répercutent sur les comportements électoraux (Cf. Article « Les groupes sociaux face aux urnes », Agora) des citoyens :
- Près de la moitié des électeurs (48,6%) se sont abstenus lors des législatives de juin 2024 : la montée de l’abstention constitue avant tout le signe d’un affaiblissement du devoir de voter, accompagné d’un sentiment d’impuissance citoyenne. Effectivement, les institutions semblent aujourd’hui déconnectées et détachées des revendications du peuple. Ceci entraîne alors comme une lassitude chez les citoyens, dont l’abstention s’installe progressivement par protestation ou résultat de ce sentiment d’impuissance, creusant une fois de plus le fossé entre les électeurs et le système politique.
- Au-delà de la hausse de l’abstention, on observe également dans les urnes la progression significative des extrêmes, résultant de la crise de confiance envers les partis traditionnels de plus en plus jugés comme inefficaces. Ce sentiment d’inefficacité des politiques alimente un rejet de leurs discours et de leurs actions. En effet, la persistance de certains problèmes nourrit chez une grande partie des électeurs une colère à l’égard du système en place. On peut même parler de désespoir dans certains cas, poussant les citoyens à se tourner vers des solutions alternatives proposées par les extrêmes.
Les causes profondes de la crise de régime
Un déséquilibre institutionnel
Comme dit précédemment, la concentration des pouvoirs dans les mains du Président de la République peut être jugée excessive en comparaison de ceux qui lui étaient destinés lors de la IVe République. En effet, selon l’idée même du Général De Gaulle, la Ve République française se rapproche d’un régime semi-présidentiel, c’est-à-dire que le pouvoir exécutif est un pouvoir bicéphale fort, à deux têtes (Président de la République et Premier ministre), tempérant le pouvoir législatif. C’est pour cela que l’on parle d’un parlementarisme rationalisé, le pouvoir législatif étant contrebalancé par le pouvoir exécutif.
Pour cela, d’après la Constitution de la Ve République française, le Président de la République représente le gardien de la Constitution, l’arbitre national s’immisçant dans le fonctionnement des institutions et le garant de l’indépendance nationale (Cf. Article 5). De surcroît, le Président dispose de pouvoirs propres tels que la nomination du Premier ministre (Cf. Article 8), la présidence du conseil des ministres (Cf. Article 9) ou encore la dissolution de l’Assemblée nationale (Cf. Article 12). La dernière dissolution en date de juin 2024 annoncée par le Président Macron est l’exemple même de la limitation du pouvoir législatif, comme « contrôlé » par l’exécutif.
En conséquence, le pouvoir législatif, détenu par le Parlement français c’est-à-dire l’Assemblée nationale et le Sénat, est considérablement affaibli tout comme le pouvoir judiciaire du Conseil constitutionnel, l’objectif étant de lutter à tout prix contre un « Gouvernement des Juges ».
Pour finir, la « séparation des pouvoirs » demeure un principe fondamental démocratique. Comme défini par le penseur français Montesquieu dans son ouvrage De l’esprit des lois (1748). Ce principe correspond à l’équilibre nécessaire entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, complémentaires tout en même temps se limitant mutuellement.
Une société en mutation
De nos jours, la mutation de la société se voit par la revendication de nouvelles attentes démocratiques.
Premièrement, le taux d’abstention record en hausse à chaque élection (exception faite pour les présidentielles) est un marqueur déterminant de cette mutation des mentalités, les citoyens français ne se retrouvant plus dans les politiques proposées. D’ailleurs, la demande de reconnaissance du vote blanc n’est elle-même pas anodine. Elle s’inscrit dans une perspective démocratique mais contestataire.
Deuxièmement, un problème de transparence des partis politiques et des politiciens eux-mêmes en France se fait ressentir par les électeurs potentiels. Entre affaires de fraude fiscale, emplois fictifs, détournements de fonds publics ou même financements illégaux des campagnes électorales, les scandales ne manquent pas sur les dernières années. Le principe de transparence est effectivement un concept de base de tout régime démocratique.
Troisièmement, une demande de débats politiques est de plus en plus récurrente, ouvrant la porte à une « société des débats » afin d’enrichir les actions politiques tout en écoutant la voix du peuple à travers les opinions de ses individus.
Par ailleurs, la mutation de la société se perçoit par la fracture sociale et territoriale de plus en plus visible, notamment entre centres et périphéries. A titre d’exemple, le géographe français Christophe Guilluy a mis en exergue ces fractures réelles en France par le gouffre entre un monde métropolitain favorisé et un monde rural délaissé, à travers ses ouvrages La France périphérique (2014), Fractures française (2010) ou encore Les dépossédés (2022).
De surcroît, la médiatisation de la politique en permanence via les réseaux sociaux et les médias sous toutes leurs formes ouvre une nouvelle arène pour le débat politique d’une société en mutation.
Les médias ont dorénavant leur rôle à jouer en démocratie (Cf. Article « Le rôle des médias en démocratie », Agora). Pour les nouvelles générations, les réseaux sociaux en particulier impactent les mentalités, conditionnant parfois les utilisateurs dans leurs convictions sans jamais les confronter, pouvant faire d’eux les victimes de l’endoctrinement de demain…
D’un point de vue plus global, la mutation sociétale tend vers une remise en cause du système démocratique actuel, pas de la démocratie en elle-même demeurant ancrée dans les mémoires, mais au cœur de la démocratie même comme si un « dialogue différencié » s’ouvrait entre dirigeants et dirigés. Le clivage des idéaux en France et la disqualification de l’autre semble déborder la raison même d’un consensus possible entre tous, rendant le pays difficilement gouvernable et assurément instable. C’est bien le philosophe français Marcel Gauchet dans son ouvrage intitulé Le nœud démocratique (2024) qui le prouve. Finalement, cette crise démocratique est peut-être à relier à une crise même du monde actuel. Entre individualisme forcené et matérialisme philosophique, La crise du monde moderne (1927) de l’intellectuel français René Guénon met en lumière les contradictions actuelles de notre société, et la perte voire le délaissement de l’âme au profit de l’esprit et du corps. La perte d’équilibre entre ces trois sphères est peut-être le symptôme d’un déséquilibre plus global, dans un monde où l’Occident semble délaisser davantage le religieux par rapport à l’Orient qui le revendique, où faire nation n’a plus de sens, où la lutte pour l’intérêt général prend le dessus sur celle du Bien commun et où chaque individu perd peu à peu le lien avec lui-même…
Quelle suite politique ? Scénarios pour l’avenir institutionnel de la France
Une réforme en profondeur de la Cinquième République ?
Pour commencer, un retour à un régime purement parlementaire est-il envisageable ? La question est de savoir si un pouvoir plus fort du Parlement sur l’Homme providentiel présidentiel est préférable ou non pour gouverner un peuple. L’exemple de la IVe République et son instabilité croissante par la succession de multiples gouvernements n’aboutissant jamais à un projet concret et un cap fixe est un premier élément de réponse aux revendications politiques, économiques et sociales populaires. Actuellement, l’absence de majorité forte à l’Assemblée nationale après la dissolution de 2024 est un défi supplémentaire pour faire passer des projets de lois ou même adopter un budget pour la France.
De plus, faut-il prévoir un rééquilibrage des pouvoirs ? Le scénario semble cohérent mais manque encore d’être pleinement établi. Où placer la limite entre exécutif, législatif et judiciaire ? Cela impliquerait par conséquent une révision entière de la Constitution de la Ve République voire un passage à une VIe République…
Finalement, une démocratie plus directe est-elle envisagée ? Si la demande d’une démocratie directe par le peuple est récurrente et paraît évidente en théorie, sa mise en pratique l’est beaucoup moins. Pourtant, le développement d’une « démocratie participative » est en cours afin d’inclure le peuple dans les décisions politiques à l’échelon local voire national. Par exemple, le RIC (Référendum d’initiative citoyenne) ou encore l’organisation de conventions citoyennes sont des cas concrets pour impliquer les citoyens dans la vie politique française en les consultant directement, à l’instar du modèle suisse.
Alors, puisque les remises en cause ne semblent pas viser directement la démocratie mais bien le modèle représentatif du système démocratique actuel, les perspectives de réflexion s’ouvrent vers l’idée d’une démocratie semi-représentative ou semi-directe afin de garder les avantages des deux modèles tout en gommant leurs défauts… mais encore faut-il s’accorder sur sa définition et sur sa mise en application concrète…
La perspective d’une VIe République ?
Le modèle gaulliste axé sur un exécutif fort semble de plus en plus contesté, jugé davantage comme une « monarchie républicaine », malgré son succès originel. Le Général De Gaulle était peut-être l’un des seuls à savoir diriger ce régime innovant qu’il a lui-même fondé en partie... C’est pourquoi l’idée d’une VIe République émerge de plus en plus dans les mentalités, notamment portée par des forces politiques à gauche. Ce nouveau modèle politique s'édifie sur les concepts de démocratie, de justice sociale et de conscience écologique notamment mais peine encore à voir le jour.
Pourtant, des modèles alternatifs peu évoqués car jugés impensables de nos jours semblent émerger si ce n’est dans les mentalités des politiciens, dans celles d’une partie des citoyens français. L’exemple d’un régime semi-parlementaire plutôt que semi-présidentiel serait une première piste, mais surtout la voie la plus polémique serait l’édification d’un régime anti-démocratique sur ses fondements, c’est-à-dire autoritaire avec à sa tête un semblant de dictateur, un dirigeant politique disposant de l’intégralité des pouvoirs dans ses mains selon sa définition primaire romaine, ou encore un régime oligarchique, avec à sa tête une élite contrôlant la majorité des affaires au nom du peuple. Certains verront aujourd’hui un parallèle de cette oligarchie avec le système politique libéral actuel, mais cette appréciation du modèle revient à chacun subjectivement.
Pour finir, si des projets politiques innovants se développent en théorie, de nombreux obstacles pour réaliser une telle transition sont aussi à prendre en compte pour leur instauration en pratique.
D’abord, la montée du populisme comme défini par l’historien français Jean-Pierre Rioux c’est-à-dire « l’instrumentalisation de l’opinion du peuple par des partis et des personnalités politiques qui s’en prétendent le porte-parole alors qu’ils appartiennent souvent aux classes sociales supérieures ». Cette montée du populisme peut être corrélée à une montée des extrêmes dans le champ politique.
Ensuite, la question de la « lutte des classes », expression marxiste, paraît d’actualité lorsque tout semble opposer le peuple et ses élites. Cette division est liée aussi à l’appropriation du pouvoir par une minorité au détriment de la majorité alors que l’idée même de démocratie réside dans la « tyrannie de la majorité » selon l’ancien ministre des Affaires étrangères français Alexis De Tocqueville dans son ouvrage De la démocratie en Amérique (1835), tout en protégeant la voix et l’existence des minorités.
Dans la même idée, les oppositions en démocratie sont systémiques mais ne doivent pas devenir nocives au point de bloquer toute mesure et de rendre impossible les débats et les consensus.
Finalement, si la gouvernance par chacun est possible dans les faits mais plus difficile en pratique, les dirigeants politiques choisis et élus par le peuple doivent nécessairement avoir de réelles convictions politiques pour porter le projet français vers une meilleure destination. Mais par-dessus tout, le dirigeant politique doit savoir « descendre dans la rue et écouter la parole de son peuple » pour faire partir les décisions politiques non pas d’en haut mais bien d’en bas afin de répondre aux enjeux de demain…
Conclusion : La Ve République à l’épreuve du temps
La Ve République a apporté une stabilité politique dans ses débuts, marquée par les « Trente Glorieuses », célèbre expression de l’économiste français Jean Fourastié désignant la période de croissance économique et de niveau de vie majeure d’après Seconde Guerre mondiale, mais semble aujourd’hui avoir montré ses limites.
En effet, la crise systémique actuelle est autant institutionnelle que politique voire sociétale.
La question n’est plus véritablement "quand" réformer, mais "comment" imaginer un nouveau contrat social démocratique à la hauteur des enjeux du XXIe siècle.
La réponse : seul l’avenir nous l’apportera mais ce qui se dessine aujourd’hui est bel et bien la fin d’un système et le début d’un autre… pour le meilleur et pour le pire…
Sources :
APHAULE, Charles, 2024. Droit constitutionnel [Travaux Dirigés]. La Roche-sur-Yon, Vendée : ICES.
Conseil constitutionnel, Texte intégral de la Constitution du 4 octobre 1958 en vigueur [en ligne]. Disponible sur : https://www.conseil-constitutionnel.fr/le-bloc-de-constitutionnalite/texte-integral-de-la-constitution-du-4-octobre-1958-en-vigueur [consulté le 18 octobre 2025].
Hugo Décrypte, 2025 : Lecornu présente son budget, la gauche et la droite réagissent [en ligne]. Disponible sur https://www.youtube.com/watch?v=PcxPqlCpFXw&t=447s [consulté le 18 octobre 2025].
Lumni, 2018 : La naissance de la Vème République - La grande explication [en ligne]. Disponible sur https://www.youtube.com/watch?v=T6J4sXprHWU [consulté le 18 octobre 2025].


